LE BOUQUETIN

Menacé d'extinction au début du siècle, le bouquetin des Alpes doit son salut à la création en 1922 du Parc National du Grand Paradis, en Italie. Le Parc National de la Vanoise vit le jour en 1963. Il compte actuellement près de 2000 individus.

Aujourd' hui le bouquetin n'a plus rien à craindre de l'homme qui a pourtant failli l'exterminer au 19ième siècle. Le danger des prédateurs est restreint : en effet, seuls de faibles cabris peuvent être attrapés par des aigles royaux ou des renards. Par contre, le bouquetin est davantage menacé par les avalanches l'hiver, le froid et le manque de nourriture.Bouquetin équilibriste

Le bouquetin n'est ni plus ni moins qu'une grosse chèvre de montagne. Mais beaucoup plus agile et à l'aise sur les pentes les plus escarpées. Sa zone de prédilection: les arêtes rocheuses, entre 2.000 et 3.500 mètres d'altitude. Normal, c'est là qu'il a la meilleure vue. Parce que l'animal voit bien, et que s'il se laisse approcher, ce n'est pas que l' on déjoue sa vigilance, mais plutôt qu'il sait qu'il lui suffira de quelques bonds pour se mettre hors de portée

Au printemps, il descend au pied des versants, près des zones boisées, pour se nourrir de jeunes pousses. Puis il regagne l'altitude, accompagnant le verdissement de la végétation.
En juin, les femelles mettent bas sur des vires rocheuses situées vers 2000 m. Les petits cabris n'ont pas de cornes. Les cornes des femelles ne poussent que pendant 3 ans, jusqu' à 25 cm environ, alors que celles des mâles poussent continuellement et peuvent atteindre 80 cm! C'est un bon critère pour reconnaître les animaux de loin. Ils évoluent pendant tout l'été sur les pentes escarpées de l'étage nival et viennent brouter au crépuscule l'herbe des alpages.

SentinelleLa fin de l'automne marque la période du rut. Les mâles se rassemblent sur des terrains plus vastes pouvant accueillir leurs joutes. C'est le seul moment où les hardes de boucs et de femelles se rejoignent. Le vainqueur du combat appelle la femelle avant l'accouplement : le signal consiste à mettre ses cornes en arrière et dresser sa queue.
En hiver, ils rejoignent les pentes abruptes des adrets et leurs crêtes déneigées par le vent où ils trouvent des herbes sèches et des lichens. Ils se contentent de peu car ils peuvent vivre sur leurs réserves de graisse.

Il peut être visible sur les arêtes rocheuses sur lesquelles sa silhouette se découpe sur le ciel. Là, c'est pour le plus facile. Lorsque le bouquetin a décidé d'aller se prélasser dans les éboulis ou contre les parois rocheuses, il devient très difficile à détecter. Seul un œil habitué peut l'y repérer, surtout s'il ne bouge pas.
Parfois, dans le silence de la montagne, il est possible d' entendre résonner le choc des cornes des mâles s'entraînant à l'affrontement qu'ils livreront pour le rut à la fin de l'année..

Le bouquetin est un animal protégé.

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