Conseils généraux

- Cartes pédestres - Boussole - Altimètre -Montres multi-fonctions -

- Arva, sonde, pelle - Tél. portable - GPS - Nouveaux outils en cas d'avalanche -

Cartes pédestres:

Dicton:

Il vaut mieux connaître ton chemin. Si tu ne sais pas où tu vas, reste à la maison.

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Boussole:

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Altimètre:

Il existe deux types d'altimètres:
Les altimètres mécaniques et les altimètres électroniques.
Les altimètres mécaniques montrent l' altitude à l' aide d'une aiguille. La distance entre deux traits s'appelle "résolution". Il est généralment admis d' utiliser un altimètre ayant une résolution de 10 mètres. Celà permet d'apprécier, quand par exemple l'aiguille de trouve entre 2 traits une valeur approximative de 5 mètres.
Les altimètres électroniques possèdent des fonctions complémentaires à l'altitude telles le calcul de dénivelé (+ et -), la vitesse, l'alarme pour une altitude donnée etc. Les renseignements sont fournis par des affichages alpha-numériques.
IMPORTANT: Sur les altimètres, l 'affichage de l' altitude varie en fonction de la pression atmosphérique. Par exemple: si l' on consulte son altimètre une 1ère fois à 12h et il marque 1500m et que l'on consulte sans avoir bougé de lieu une 2ème fois son altimètre à 18h, la valeur aura de grandes chances d'avoir changé! Si elle a diminué (par exemple 1450m) cela voudra dire que la météo est à l' amélioration. Si par contre l'affichage aura augmenté (par exemple 1550m) cela voudra dire que la météo commence à se dégrader. Naturellement si l'affichage montre toujours 1500m cela voudra dire qure le champ de pression est stable. Conséquence: Il est nécessaire de "caler" souvent l'altimètre à l'aide des altitudes matérialisées sur les cartes tout au long de la progression du cheminement, surtout par temps incertain et risque de brouillard.

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Montres multi-fonctions:

L'évolution des technologies et la miniaturisation des composants progressant sans cesse, ont permis l'avènement, la concentration et la vulgarisation de nouveaux outils. Parmis ceux-ci, la montre multi-fonction émèrge largement du lot. En effet, un peu comme pour le téléphone portable, où il est permis de téléphoner, mais non seulement..., la montre multi-fonctions permet de voir l'heure, mais non seulement....

Il suffit d'énumérer les principaux services obtenables par ce type de bijou pour s'en convaincre:

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ARVA, sonde, pelle:

  1. Pouvoir faire peu de choses pour lui, s' il devait être empoté par une avalanche.
  2. Au cas où, un randonneur bien équipé devait être enseveli ça lui fait une belle jambe de savoir que le copain non équipé et resté en surface ne peut rien faire pour lui venir en aide...

Or donc: l'ARVA est un appareil électronique que chaque randonneur porte sur soi. Il émet et reçoit des signaux, non aidibles par l'orieille humaine. Cet appareil a en fait deux types de réglages: émission et réception. Lorsque les randonneurs avancent, le réglage est en position émission. Si une avalanche devait entraîner un randonneur, les autres compagnons passent le réglage de leur ARVA en position réception et l' ARVA cette fois capte les signaux de l'appareil enfoui sous la neige avec le randonneur. Une coordination entre les "compagnons chercheurs" facilitera la recherche du compagnon enfoui.

La sonde (tige télésopique repliable) aide à la recherche du corps enfoui, dès lors que les signaux fournis par l' ARVA récepteur auront localisé la victime dans une zone resteinte.

La pelle (légère, téléscopique et facilement démontable) aide à creuser et pelleter la neige pour accélérer le dégagement de la victime. Finalité: lui permettre de respirer à l'air libre. Attention: encore faut-il la mettre correctement dans le sac...

Notion fondamentale:

Le fait d' être équipé d' ARVA, sonde et pelle ne fait pas disparaître le danger d'avalanche!

Risques d'avalanches: la cotation européenne

Risques d'avalanches: La signification par drapeaux

Pour en savoir plus sur ARVA, sonde et pelle, cliquer ici

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Le téléphone portable:

- Garder son calme. Parler clairement.

- Indiquer le N° de tél. d'où on appelle.

- Indiquer la localisation la plus précise possible où on se trouve.

- La nature de l'accident et les risques qui persisteraient.

- Le nombre de personnes concernées.

- L'état apparent des victimes.

- Les premiers gestes effectués.

- Répondre clairement aux questions que l'organisme alerté poserait.

Pour connaître les gestes qui sauvent: cliquer ici

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Le GPS:

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Nouveaux outils en cas d'avalanche:

- Le Nivo Test - L'Avalanche Ball - Le sac ABS - L'Avalung -

Préambule:
Statistiquement les causes de décès en cas d'avalanche peuvent se résumer ainsi:

Pour réduire les effets de toutes ces causes, il est évident que la rapidité des interventions est primordiale. Encore que, en ce qui concerne les traumatismes il faut ajouter la compétence des sauveteurs pour les traiter.

Ces dernières années, de nouveaux appareillages ont vu le jour. Leur but: principalement au cas où une avalanche devait emporter un ou plusieurs randonneurs, éviter si possible l'ensevelissement et/ou permettre à la victime de respirer sous la masse neigeuse. Soit principalement:

Le Nivo Test

Un petit manuel intitulé "Attention avalanche !" (un mini-guide tout terrain des éditions Nathan), est disponible en librairie ainsi qu'à l'ANENA depuis l'automne 2000. Iil fournit de nombreuses explications largement illustrées sur les critères utilisés dans le NivoTest et sur le risque avalanche en général.

Le NivoTest est une sorte de petite règle à calcul de poche aidant à évaluer le risque avalanche pour un itinéraire donné. Il est fourni avec le manuel ci-dessus et ressemble à un disque de stationnement de petite dimension (85 x 150 mm). Au recto figurent 25 questions classées par thème, et portant sur les conditions nivo-météorologiques du moment, sur les caractéristiques de l’itinéraire choisi et sur les qualités du groupe de skieurs. A chaque réponse (dotée de points), on est invité à tourner un disque gradué. La position finale de ce disque indique le risque par un signal apparaissant au verso du NivoTest.

Ce sont les divers travaux scientifiques effectués depuis la fin des années 70, en France et en Suisse, sur la prévision locale des avalanches, qui ont permis le développement de ct outil. Le premier prototype, réalisé en février 1999, a été mis au point à l'aide d'analyses statistiques portant sur de très grandes séries de données (plusieurs milliers de cas réels). Ce prototype a été soumis à l'avis de professionnels de la neige suisses, français et italiens (guides, pisteurs, instructeurs, ingénieurs et chercheurs). La version actuelle est le résultat de cette concertation.

METEORISK, CP 993, CH-1951 SION. http://www.meteorisk.com
ANENA : Association Nationale pour l'Etude de la Neige et des Avalanches, 15 rue E. Calvat, F-38000 GRENOBLE. http://www.anena.org

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L' Avalanche Ball

L' Avalanche Ball est un des systèmes les plus rapides pour repérer des personnes ensevelies dans une avalanche. Il est petit, léger et compatible avec un grand nombre de sacs à dos vendus dans le commerce. Il est approprié au petit sac à dos pour le hors-piste que pour les plus grands sacs à dos pour les randonnées de plusieurs jours. On peut résumer ses avantages ainsi:L'Avalanche ball

Précautions: Pour que l'efficacité du système soit le plus concret possible, il faut que la victime déclenche l'appareillage le plus rapidement possible au début de l'avalanche. Déclencher le système trop tard, quand l'ensevelissement est concret, signifie que le ballon aussi restera enseveli....

Attention: Cet appareillage, testé à plusieurs reprises, vient en complément du trinôme "ARVA, sonde et pelle". Tout le monde comprendra que le ballon est destiné à rester en surface. La victime, elle, sera ensevelie au bout de la ficelle... ARVA, sonde et pelle restent incontournables.

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Le sac ABS

Le ballon ABS (ou airbag d’avalanche) est connu dans le commerce sous le nom de "Système ABS" (Avalanche airBag System). Ce système se compose d’un sac à dos avec poches latérales, contenant chacune un ballon d’une capacité de 75 litres. (existe aussi un système plus ancien à base d'air comprimé avec une poche de 150 litres). La personne, lorsqu’elle est emportée par une avalanche, tire sur une poignée de déclenchement qui, par l’intermédiaire d’une petite charge explosive, ouvre la cartouche d’air comprimé. Les ballons, fonctionnant par un système de soupapes, sont gonflés en l’espace d’une à deux secondes à l’aide du gaz des cartouches et de l’air ambiant, inspiré par effet Venturi.

Le système fonctionne selon le phénomène de triage appelé " ségrégation inverse ". Ce phénomène, difficilement explicable même par les temps actuels, consiste à constater que lors d'un écoulement de petites et grandes particules, ces dernières remontent à la surface laissant les plus petites dans les zones profondes de l'écoulement. Dans le cas d'une avalanche de neige, le poids spécifique du corps équipé de sacs ABS est d'environ 30% supérieur au poids spécifique de la neige (flux granuleux). Poussé par ce type de phénomène, il aura tendence donc à remonter à la surface.

O O O Phase 1: tirage de la poignée O O O Phase 2: gonflage des ballons O O O Phase 3: ballons gonflés

Il est à noter que le système fonctionne sauf en cas d'empêchement mécanique, notamment par l'ancrage éventuel des skis sous une épaisse couche de neige ou par l'accumulation de la neige provenant de la partie supérieure de la pente et coulant en fin d’avalanche. Dès qu’une victime est bloquée à un endroit ou un autre, les ballons n’ont plus guère d’effet.

Entre février 1991 et février 2000, on a enregistré à l’échelle mondiale 26 accidents d’avalanche impliquant 40 personnes équipées d’un système ABS. Sur ces 40 personnes, 32 ont été retrouvées avec airbags gonflés. 6 d’entre elles n’avaient pas activé le mécanisme de déclenchement et dans 2 cas, les ballons ne s’étaient pas gonflés, sans doute à cause de problèmes techniques. Sur les 32 personnes avec airbag gonflés, 16 n’étaient pas ensevelies, 11 étaient partiellement ensevelies et 5 étaient entièrement ensevelies. Pour 4 des 5 personnes entièrement ensevelies, les ballons étaient visibles à la surface de l’avalanche. Une localisation et un sauvetage rapides par les autres randonneurs non impliqués dans l’avalanche, a été possible, de sorte que ces 4 personnes entièrement ensevelies ont survécu.

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L' Avalung Harnais - Avalung

Préambule: Lorsqu'une victime d'avalanche est enfouie sous la neige, sa respiration devient très difficile malgré le fait que statistiquement 40% du manteau neigeux est composé d'air. L'expiration (air chaud) a tendence à favoriser la constitution d'une carapace de glace située devant les organes de respiration (nez et bouche). Cette carapace empêche l'échange "respiration - expiration". Le CO2, expiré par la victime, ne peut être évacué et provoque la mort par asphyxsie.

Déscription: Inventé en 1995 par le Dr. Crowley, l’Avalung ressemble à un harnais et fonctionne un peu comme un tuba de plongée. Grâce à un embout que l’on place dans sa bouche et un tuyau souple, on peut inspirer l’air qui se trouve dans la neige au contact d’un petit filet maillé destiné à retenir la neige et situé au niveau de l’abdomen. L’expiration se fait par le même embout, mais l’air expiré ne vient jamais vicier l’air inspiré, puisqu’il est rejeté dans le dos de la victime. Son poids: 265 gr environ. Depuis peu ont été développés des gilets spécifiques qui fcilitent l'intégration du harnais et du tube. Les poches latérales spécifiquement étudiées permettent l'évacuation de l'air expiré et l'arrivée d'air frais.

Gilet pour AvalungExpérimentation: Grâce à l’Avalung, plusieurs volontaires ont survécu, dans un cadre expérimental, à un ensevelissement d’une heure sous la neige. Son efficacité, au moins pendant cette durée, semble être prouvée. Trois cas d’utilisation réelle semblent confirmer que l’Avalung permet de respirer sous une avalanche. Les personnes impliquées ont indiqué que le fait de pouvoir respirer leur a permis d’attendre leur dégagement dans un état de relative sérénité pendant 20 à 30 minutes. Dans un cas, la victime (un guide de montagne) a pu se préparer mentalement à ce qu’elle allait faire dès qu’elle serait dégagée: rechercher un éventuel client enseveli. Cela lui a permis dès son dégagement d'aider à sauver un de ses clients, en le localisant rapidement avec un Arva.
L’Avalung présente un autre intérêt par rapport à l’asphyxie par obstruction des voies respiratoires, la bouche en particulier. Le fait d’avoir l’embout dans la bouche évite à la neige d’y entrer et d’y former un bouchon asphyxiant.

Limites: L’Avalung pose le problème de la participation active de la victime : il faut penser puis réussir à introduire rapidement l’embout dans sa bouche et l’y garder.
Par ailleurs, cet appareil ne facilite pas la localisation de la victime. Celle-ci peut donc être longue. Or les statistiques présentées précédemment montrent qu’après 90 minutes, une nouvelle chute des chances de survie se produit, due à l’apparition de l’hypothermie, contre laquelle l’Avalung ne peut rien.
Le port complémentaire d’un appareil de localisation (Arva) est donc indispensable.

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